Trotrobelle : les origines. Ep 1

 

On me demande souvent : mais ça vient d’où Trotrobelle ?
Est-ce qu’il y a un rapport avec ton nom de famille "Trotobas" ?

 

Et c’est vrai que je n’ai jamais pris le temps de parler de ce "sur"nom. Pourtant il a une place cruciale dans ma vie. Par son origine d’abord puis par ce qu’il m’a permis de faire, d’être et de réaliser. Sans le sursaut que ce mot m’a permis de vivre je ne serai pas là en fait. C’est aussi simple que ça.
 

Allez je te raconte !
 

Tout a commencé il y a un peu plus de 4 ans. J’étais en train de vivre la pire période de ma vie. 
Mon père venait d’être diagnostiqué d’un cancer incurable qui l’emporterait en 4 mois.
Le papa de mes enfants venait de me quitter. 
Ça se passait mal au travail et mon poste venait d’être supprimé. 
Mes deux grands mères étaient décédées coup sur coup, l’une d’entre elle emportant, qui plus est, le secret de nos origines. 
Je comprenais que j’allais devoir déménager, moi et mes deux bébés sous le bras, car nous n’étions plus les bienvenus dans l’appartement où nous vivions. 
J’avais peur de sortir dans Paris où nous nous étions réveillés figés, apeurés et le sentiment d’être en guerre après la série d’attentats du 13 novembre. 
Ma fille hurlait le matin pour ne plus aller à l’école et nous faisions face à un début de phobie scolaire alors qu’elle n’était qu’en maternelle.
Mon fils ne dormait pas la nuit et les bons jours nous dormions 5h par nuit, les mauvais jours c'était plutôt 3h... 
Ma santé était problématique... j’avais pris trop de poids, physiquement je me détestais...

 

C’était donc une période atroce où je ne savais plus sur quoi ni sur qui je pleurais. J’étais abattue, sans force, une victime.

J’avais des millions de choses à organiser pour préserver au mieux mes bébés du cataclysme qu’ils subissaient eux aussi. Dès que je parvenais à sortir de mon abattement, j’étais centrée sur eux, sur comment organiser leur future vie, trouver leur futur maison, les sortir de cette école qui ne nous aidait pas et que ne prenait pas en compte ce qu’il se passait pour ma fille.

Je ne me posais jamais trop longtemps sur moi-même. Il y avait mieux à faire et puis surtout dès que je me regardais dans le miroir je voyais une meuf tellement nulle. 
Je me trouvais trop conne, trop décevante. 
J’étais une compagne trop relou qui avait fait fuir son mec. 
Une fille qui avait passé trop peu de temps près de son père. 
Une professionnelle trop engluée dans son perfectionnisme limitant.

Une mère trop perdue, trop tendue, incapable de garder son calme. 

 

J’étais trop tout, et pas assez tout le reste, je me détestais, j’avais tout gâché, tout était de ma faute, absolument tout.

 

Et puis j’ai eu ce sursaut, alors que j’étais sur Facebook. Je te jure, un sursaut sur Facebook... 
Mon pseudo de l’époque était en rapport avec mon ancien amoureux. Il fallait donc que j’en change absolument. Je ne voulais pas mettre mon vrai nom car je ne voulais pas que les gens me trouvent sur ce profil complètement privé. Je me demandais donc ce que cela pourrait être. 

 


Et puis j’ai eu comme un flash. Ce serait Trotrobelle !


Moi qui me sentais trop tout et surtout trop moche, c’était un immense pied de nez à la situation. Mais c’était surtout la première fois que je sentais une nouvelle énergie monter en moi. La première fois que tout à coup il me semblait possible d’incarner un nouveau personnage dans ma vie. 

 

Au travers des yeux de Trotrobelle le paysage devenait subitement plus clair, et le champ des possibilités s’ouvrait, de façon inédite. 
J’ai senti comme un immense frisson me parcourir lorsque j’entrais le mot dans mon compte Facebook. C’est comme si je donnais vie à ce nouveau personnage en moi, pas un personnage de livre mais un personnage que j’allais incarner et qui allait me donner la force de regarder en face puis de remplir de belle choses la page blanche de ma nouvelle vie. Tout à coup il s’agissait de construire la vie de mes enfants oui mais aussi et surtout la mienne.

Cela s'est produit en quelques secondes, et l’émotion qui a accompagné « l’accouchement » aussi rapide qu'inattendu de Trotrobelle m’a fait pleurer à chaudes larmes, des larmes de libération. Pour la première fois depuis des mois ce n’étaient pas des larmes de tristesse ou d’accablement. 
C’étaient des larmes qui me disaient : "Alex, il y a moyen que l’avenir soit chouette, il y a moyen que tu l’inventes en disant FUCK à tout ce qui te fait chier, en créant une nouvelle vie à partir de ce qui te fait vraiment kiffer."

Ce fut un basculement. Il y eu un avant et un après ce moment. 


Finalement c’était la première fois que je sentais cette énergie du FUCK me parcourir. Je ne la connaissais pas encore et c’est seulement l'année suivante que je comprendrais ce qu'il s'était passé et trois ans plus tard que je la « théoriserai » et que je la ferai découvrir puis expériementer à d’autres femmes appelées, elles aussi, par cette énergie et les changements fous qu'elle permet.

 

Alors ce personnage de Trotrobelle s’est mis à exister de plus en plus fort en moi et autours de moi. Je me suis spontanément mise à surnommer « mes clientes » « Les Trotrobelles » car c’était comme une communauté de femmes funs, fortes et résilientes qui étaient en train de naître. Et puis j’aime pas le mot « cliente ».

 

Aujourd’hui Trotrobelle est pour moi l’avatar de toutes les femmes qui s’y reconnaissent. Si tu te sens trop nulle, trop prise par le syndrôme de la femme parfaite mais qu’au fond du toi, tu sens qu’un élan de Trotrobelle est possible, pour te construire enfin la vie que tu souhaites, pour t’aimer telle que tu es et en toutes circonstances alors j’ai envie de te souhaiter la bienvenue dans la communauté des Trotrobelles. Parcequ’au sein d’une communauté qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes blessures et les mêmes rêves le parcours est tellement plus fun, tellement plus chaleureux, et tellement plus couronné de succès.

 

Dans les semaines qui viendront je vais te raconter le parcours du personnage de Trotrobelle. Il me ressemble un peu car, forcement, j’ai puisé dans mon expérience pour le faire naître. Mais mon ambition secrète c'est qu'un maximum de femmes, atteinte de ce que j'appelle le syndrôme de la femme parfaite, se disent : "Ohlala mais moi aussi je suis une Trotrobelle !"

 

La série d’article qui arrive te permettra également, je le souhaite, de comprendre la méthode FUCK La Femme Parfaite, pour toi aussi l’expérimenter. 

Pour que chaque jour tu te sentes Trotrocool, que ta vie soit Trotrochouette, que ton évolution soit Trotrofun et que chaque jour tu trouves un peu plus ta place dans ce monde de fou et dans la communauté des Trotrobelles.

 

Parce que faire partie des Trotrobelles c’est prendre conscience que rien n’est trotrobeau pour soi. 
C’est savoir que la perfection n’existe pas et en faire le deuil pour vivre sa meilleure vie sans attendre. 
C’est avancer à son rythme en prenant du recul quant aux attentes que le monde à envers les femmes. 
C'est dire FUCK à ce qui n'est pas soi.
C'est construire sa meilleure vie à partir de qui on est vraiment.

C’est traverser tout ça avec le plus de fun possible mais surtout, surtout,



c’est le faire en sachant que dehors les Trotrobelles sont nombreuses et que plus jamais,
JAMAIS nous ne serons PLUS SEULES.

 

Alors je t’invite à suivre la suite des aventures de Trotrobelle sur mon blog. Un nouvel épisode sortira bientôt, de la façon la plus imparfaite et la plus authentique possible.

 

Et puis pour illustrer le fait que dans la sororité des projets extra arrivent, j’ai l'immense plaisir devous parler d’Audrey qui a illustré (ben oui ce mot est tellement bien choisi) cette série d’article.
Sans elle je ne vous aurais probablement pas parlé de Trotrobelle de cette manière. Sans son œil et son trait de crayon le message aurait été moins clair, moins fun, moins coloré.

J’en profite donc pour lui adresser un immense merci ! Merci  à toi Audrey de Tout en valeur pour ta patience et ton talent.
À toutes les Trotrobelles et aux autres, courrez voir son travail. C'est par ici