Proposer ses services en plein Coronavirus ? IN-DE-CENCE !

 

C’est clairement ce que je me suis dit à l’idée de lancer un programme en cette période. C'est aussi ce qui m’a aussi éloignée des réseaux pour juste réfléchir et aboutir à ce que je te décris dans ce texte.

 

Comme beaucoup j’ai été plus que secouée par ce virus et les conséquences qu’il a dans nos vies quotidiennes. Moi qui aime parler de la peur, je n’ai jamais été aussi proche d’elle. Je n’ai pas fini de la traverser et elle sera probablement ma compagne omniprésente pendant toute cette période de crise.
Alors lancer un programme dans cette période…
Lancer un programme de développement personnel alors que dans le monde, tous les jours, des gens meurent de ce truc…

 

Cela me paraissait déplacé, indécent, inopportun …

 

J’ai donc longuement résisté à cet appel intérieur de continuer à faire tourner mon entreprise de coeur, à diffuser le message FUCK La Perfection qui me vient des tripes.

 

Sans compter que j’étais purement et simplement saoulée par ces pseudos perchés du développement personnel partout sur les réseaux. Je pense que tu les as croisé toi aussi… Ceux qui sont coupés de leurs émotions et qui depuis le Day 1 trouvent la situation formidable et nous invitent à voir le positif, à prendre du recul par rapport à tout ça, à profiter du fait que nous soyons coupés de notre monde extérieur pour aller voir enfin notre monde intérieur. Merci les gars pour le super jeu de mot, on s’en remets pas…

 

Voir les choses de façon positive pourquoi pas, mais tenter d’oublier que ce qu’il se passe est grave ce n’est pas du développement personnel pour moi. C’est de l’inconscience, de l’inconsistence. Nos émotions sont humaines et le développement personnel est fait pour les humains, ben oui, pas pour des robots sans émotions. Alors c’est normal de voir beaucoup de négatif dans cette situation.

 

Ce qui est entrain de se produire peut effectivement être un facteur d’évolution individuelle et collective mais certainement pas en nous coupant de toutes les choses désagréables que cela provoque en nous en ce moment même. Il y a des morts, il y a des malades, il y a des gens qui perdent leur business et d’autres qui vont perdre plus…

 

Evidemment qu’il ne s’agit pas de ne penser qu’à ça H24. Mais faire l’autruche ? Vraiment ? Est-ce que ça nous aidera à sortir de la putain de crise ? … Je ne crois pas non…

 

Je ne peux pas sortir à l’extérieur. Oui c’est vrai, mais je ne me suis jamais sentie plus reliée à l’ensemble de l’humanité qui traverse la même crise et les mêmes peurs pour la putain de première fois de TOUTES nos existences.

 

Alors oui dans ces circonstances je peux me connecter à la souffrance du monde et ne rien faire d’autre et ne pas proposer mes services. C’est envisageable. Et je pense que beaucoup ont fait ce choix.

 

Je peux aussi me laisser faire quand on me dit « puisque tu ne peux pas aller à l’extérieur, connecte toi à ton intérieur » comme si je ne le faisais pas déjà et surtout comme si ces deux choses n’étaient pas compatibles.

 

Et puis FUCK ! Si je désobéissais ! Parce que finalement ce qui, pour moi, est le plus inapproprié ce n’est pas de proposer mes services mais c’est de se laisser couler dans un monde binaire « dehors c’est mal, dedans c’est bien ».

 

C’est tout aussi inapproprié que de me laisser aller à penser que ne rien faire est mieux que d’essayer d’aider avec les compétences qui sont les miennes. Des compétences qui peuvent aider beaucoup de femmes dans la situation actuelle en fait.

 

J’ai eu du mal à me l’avouer mais voilà, c’est vrai !

 

Dans l’anti-méthode FUCK c’est justement la réunion des énergies opposées, l’harmonie des polarités que je propose d’expérimenter. L’intérieur versus l’extérieur, le féminin versus le masculin, l’ombre versus la lumière, les émotions versus l’action etc…Dans l’anti-méthode nous expérimentons justement comment ne plus considérer tout ça comme des trucs incompatibles mais comme des machins présents en nous, en même temps, et qu’il est possible de faire parler ensemble puis même de réconcilier. Et ouais…

 

Alors oui je me suis très humblement rendu compte que finalement, dans cette période troublée, ce programme pouvait être un putain d’atout de taille pour vivre au mieux cette période et préparer le dé-confinement.

 

Et puis bon j’ai aussi vu les témoignages de femmes qui en plein confinement voient grossir de jour en jour, pas seulement leur fesses à cause des recettes de cuisine qui nous font saliver (d’ailleurs j’ai une super recette de cake au citron pour toi) mais qui voient aussi enfler leur fameux syndrome de la femme parfaite. Et bon… c’est un peu ma spécialité ce bordel…

 

Parce que voila dans la vie d’avant, lorsqu’on était au bureau ou dans la vie de tous les jours, on a pu se rendre à l’évidence : il est impossible de contrôler les gens et les espaces. On ne fait pas les repas du resto d’entreprise ou de la cantine de notre enfant, on ne nettoie pas les bureaux, on ne décore pas les salles de réunion, on ne prends pas en charge le job de la maîtresse, on est pas en charge des horaires des transports en commun, on est pas technicien informatique quand le matériel nous lâche. On est pas en charge de tout ça et pourtant, tout ça roule sans nous !

 

Mais là… confinées dans nos 4 murs, n’a-t-on pas l’impression qu’il est de notre devoir de tout contrôler, et de le faire là, maintenant, tout de suite ? Apres le ménage, le tri, le rangement à grande échelle, voilà le nettoyage des pieds de chaises et du gras de la cuisinière. Après les devoirs des enfants, les cours en ligne, le télétravail, voilà la putain d’imprimante qui ne veut pas imprimer cette putain d’attestation. Après toutes les nouvelles recettes de pain, de gâteau, de brioche voilà les séances en ligne de yoga, de crossfit, d’abdo fessiers… Parce qu’en plus faudrait quand même pas mesdames que nous ayons pris du poids à la fin de ce confinement…Non ! Soignons notre apparence… Habillons-nous tous les jours et n’oublions pas de nous dénicher un super look de confinement !

 

Et puis tout ce vide, avec nos vies sociales figées. Ce vide qui nous ramène sans cesse à qui nous aimerions être mais que nous ne sommes pas...

 

À l’annonce du confinement nous avons été bouleversées oui, mais nous nous sommes peut-être dit que nous allions pouvoir mettre sur pause. Enfin faire une pause et balancer en l’air la longue liste des choses à faire. En tout cas c’est naïvement ce que moi j’ai pensé. Alors qu’en fait la liste est différente mais elle est tout aussi longue… voire plus. Et l’effet kiss cool qui fait bien chier c’est qu’ici TOUT semble sous NOTRE contrôle sans que PERSONNE ne puisse prendre notre place.

 

Il me semble que le besoin de DIRE FUCK est plus que jamais présent, non ? Comme une nouvelle nécessité face à tout ça, de prendre le temps de juste comprendre qui on est, ce qu’on ressent vraiment dans cette drôle de situation, en arrêtant d’empiler les listes de trucs à faire. Un peu de temps régulièrement pour ré apprendre à être juste soi même, et en plus à kiffer ça… C’est plus que jamais important en cette période de fou.

 

Alors je suis revenue sur ma décision et j’ai décidé de finir le montage du programme que j’avais commencé avant crise et que j’avais complètement interrompue. Un programme qui a été construit en co-création avec les précédentes participantes.

 

C’est ainsi qu’aujourd’hui tu lis ces lignes. Du plus profond du coeur, et que tu achètes ou non le programme, j’ai espoir qu’elles te permettront déjà de prendre du recul sur cette drôle de vie de confinée. Et qu’éventuellement tu pourras dire un truc du style :

 

« Hey ho ! Ca va 5 min les gars ! On vit un truc historique et indéniablement douloureux, alors FUCK c’est pas le moment en plus d’en rajouter une couche en terme d’injonctions patriarcales. Alors voilà, vous êtes gentils mais maintenant dans mes journées de confinée, je vais me prévoir des moments juste pour ma gueule, pour voir où tout ça me mène moi. Moi et pas l’ecole des enfants, moi et pas le dîner de ce soir, moi et pas la nouvelle recette sans farine parce que ben t’en trouves plus de la putain de farine, moi et pas les soluces d’imprimantes feignantes, juste moi et pas le muscle du confiné que je me sens obligée de travailler sur le tapis du salon avec des séances de sport en ligne … FUCK NON !
Je veux que ce soit le moment de voir ou est-ce que tout ça me mène moi, moi, moi et rien que moi ! »

 

Si tu veux en savoir plus sur ce programme et bien waouh je suis ravie !

En cliquant ici tu auras plus d’info.