Le mouvement montre ton chelou !

Avec des amies créatrices de différents domaines nous avons décidé de lancer un mouvement fou, qui nous fait du bien juste à l’imaginer.

Nous t’invitons à nous rejoindre.

Oui TOI !

Dans cette société nous sommes toutes tellement incitées à briller, à nous montrer toujours plus quelque chose, toujours moins le reste, pour être acceptées, reconnues, aimées qu’on oublie que nous sommes sur cette planète pour être juste nous.

On oublie qu’être juste nous SU-FFIT !

Etre nous dans toutes nos imperfections, notre chelou, notre bizarre, nos contradictions et nos têtes du matin… c’est tellement bon… et ça peut être tellement beau.

Avec ses amies nous avons tenté, à l’écrit, de retrouver ce que c’est qu’être soi. Nous avons toutes pleurer en lisant les textes des unes et des autres et nous nous sommes dit que ce serait égoïste de ne pas partager cette émotion, cette libération avec le plus grand nombre.

Alors le mouvement Montre ton chelou est né ! Tu nous rejoins ?

#jobdeletre #montretonchelou #cestquoietretoi 

 

Voici le chelou d’Alexandra :

Etre Alexandra c’est se poser quinze millions de questions pendant des jours, toujours les mêmes et puis un jour trouver des réponses. Savourer cette satisfaction d’avoir compris appris, évolué. Et la seconde d’après se reposer de nouveau les mêmes questions. Sous un angle différent mais quand même pas tant que ça. Etre Alexandra c’est donc vivre avec l’impression d’être en boucle sur les mêmes trucs…

 

Etre Alexandra c’est regarder en arrière et se dire « Non meuf n’exagère pas ! T’as quand même pas mal avancé ces dernières années ! »

 

Etre Alexandra ça veut dire vouloir contribuer au monde de la façon la plus authentique et efficace possible. C’est se dire qu’elle n’en fait jamais assez et c’est se fixer des objectifs de fou dans des délais trop courts. C’est l’envie d’y consacrer toute son énergie et tout son amour jusqu’à tomber d’épuisement.

 

Et être Alexandra c’est en même temps réaliser qu’on ne peut vivre d’amour d’eau fraiche et de contribution et qu’il faut de l’argent pour mieux contribuer mais aussi pour vivre sa meilleure vie. Car Alexandra veut vivre sa meilleure vie et offrir la même choses à ses enfants et ses proches. Alors être Alexandra c’est se lancer dans la création de valeur pour faire rentrer de l’argent, y consacrer toute son énergie, tout son temps et tout son amour jusqu’à tomber d’épuisement, encore.

 

Etre Alexandra c’est aussi crever d’envie de ne rien faire d’autre que de regarder le chemin du soleil dans le ciel et les jeux d’ombres que cela provoque dans les branches de son arbre préféré. C’est avoir envie de regarder l’arbre tout les jours et constater de ses propres yeux que c’est tout les jours la même chose, mais en même temps c’est différent.

 

Etre Alexandra c’est sans arrêt de dire qu’elle ne fait pas assez pour ses enfants. C’est sans cesse se challenger en tant que maman, sans cesse être inconfortable de s’occuper d’elle et de ses projets alors que ses enfants ont aussi besoin d’elle. Alors être Alexandra c’est tout mettre de coté et les regarder et s’asseoir à côté d’eux, y rester un temps indéfini puis être rappelée par l’arbre ou par les projets. Etre Alexandra c’est se retrouver face à l’arbre ou la tête dans ses projets  sans même s’être vue s’éloigner. Alors être Alexandra c’est retourner auprès de ses bébés.

 

Etre Alexandra c’est apprendre puis désapprendre et réapprendre de nouveau comment être une mère pour elle-même. Comment soigner son énergie, ses joies, sa présence au monde et aux siens, son alimentation, sa discipline de travail, sa discipline de créativité. Etre satisfaite enfin de l’équilibre trouvé puis se casser la gueule et recommencer le cycle du « j’apprends je désapprend je réapprend » une nouvelle fois.

 

Etre Alexandra c’est chérir les gros mots et l’énergie de patate que ça envoie. Etre Alexandra c’est aussi avoir une energie douce et diffuse qui peine à se renouveler mais où les gens se sentent bien. Etre Alexandra c’est aussi kiffer surprendre les gens quand au milieu de toute cette douceur un gros FUCK vient nous secouer la pulpe.

 

Etre Alexandra c’est vouloir quitter le monde un jour sur deux, s’exiler dans sa maison en ermite pour observer, sentir, écrire, et le lendemain c’est vouloir voir du monde, rencontrer un max de Trotrobelles et vivre en communauté auto-gérée.

 

Etre Alexandra c’est regarder des documentaires sur la vie en communauté autonome, rêver à ce que ça serait, en savourant le délicieux silence de la solitude.

 

Etre Alexandra c’est adorer faire des jeûnes tout en imaginant la mega bouffe de famille/amis qu’on pourrait organiser à la fin du confinement. C’est aller à table et ne pas manger pour juste regarder les enfants se régaler. Se nourrir des odeurs et des couleurs de ce qu’ils mangent en kiffer imaginer les saveurs.

 

Etre Alexandra c’est parfois aussi se jeter sur le cake au citron avec trop de beurre, trop de gluten, de sucre blanc, de farine bien blanche, et de vanille de synthèse en se répétant que ce n’est pas si mauvais puisqu’on l’a fait avec les bons citrons locaux et bio de saisons. C’est en manger trop, beaucoup trop et jeûner le lendemain.

 

Etre Alexandra c’est acheter un coussin de méditation. Méditer deux fois dessus et puis préférer reprendre les longues séances d’observation de l’arbre… tout aussi efficace. C’est se dire qu’une séance de sport par jour ce serait bien en confinement… puis retourner se perdre en regardant l’arbre.

 

Etre Alexandra c’est se ravir de ce rythme et de cet isolement de confinement. C’est se réjouir de faire l’école à la maison et de passer tout son temps près des gens qu’elle préfère au monde, dans l’endroit qu’elle préfère au monde. C’est jubiler de l’energie de changement, du vent de nouveau et du souffle de neuf qui monte et sur lesquels nous surferons après le dé-confinement pour inventer le monde de demain. Et c’est dans la seconde d’après mourir de peur pour les humains, mourir de peur que quelqu’un de proche sois malade et meurt. C’est avoir une trouille bleue du dé-confinement et des conséquences désastreuses pour nous les humains, s’il était mal fait ou fait trop tôt. Etre Alexandra c’est regarder l’arbre et constater à quel point lui il n’en a RIEN À FOUTRE.

 

Etre Alexandra c’est vouloir toujours regarder le positif et puis à un moment c’est dire FUCK et autoriser toute les émotions de merde à nous envahir. Etre Alexandra c’est savoir qu’a un moment on sera de nouveau prête à prendre du recul pour avancer et considérer qu’il n’y a rien de merdique dans les émotions désagréables, mais c’est aussi dire « FUCK, là maintenant tout de suite arrêtez de me faire chier avec la pensée positive, moi j’ai peur, j’ai froid et j’ai mal ! PUTAIN DE MERDE !»

 

Etre Alexandra c’est vouloir aider les femmes à se reconnecter et reprendre le pouvoir sur leur vie parce qu’elle est elle même toujours entrain de faire ce « travail » de se reconnecter et reprendre le pouvoir sur sa vie. Etre Alexandra c’est utiliser ses forces mais aussi ses faiblesses, ses lumières mais aussi ses ombres pour aider les femmes qui le veulent, à faire de même.

 

Etre Alexandra c’est avoir l’idée du siècle en s’endormant, avoir la flemme de se lever pour la noter,  s’endormir en imaginant l’écrire le lendemain en lettres de sang dégoulinant sur son carnet (avec une image pourrie je m’en souviendrais) C’est se réveiller au matin, se souvenir qu’on a fait un cauchemar avec des meurtres… … ne se souvenir de rien d’autre…

 

Etre Alexandra c’est être en panne d’inspiration pendant cette drôle de période de confinement. C’est relever le défi de montrer ce que c’est que d’être moi avec Laura, Maria, Marie, Gwennaelle, Cécile, Xénia et Louise, vomir ce texte en 20 min et se dire que ce pourrait être l’article de blog le plus rapidement écrit de l’histoire d’Alexandra.

 

Etre Alexandra c’est se dire avant de le publier que rien n’est plus fort que la sororité, que rien n’est plus beau que de fouiller dans l’energie d’une autre femme-amie-soeur pour trouver un peu de souffle et le partager à son tour.

 

Etre Alexandra c’est se dire que c’est bien fucked-up de publier un article où elle ne parle que d’elle, et à la troisième personne en plus. Mais c’est aussi se dire FUCK IT, je publie…

 

Et toi qui me lis, c’est quoi être toi ?

#jobdeletre #montretonchelou #cestquoietretoi